Neuf jeunes Canadiennes sur dix NE sont PAS vaccinées contre le cancer du col de l'utérus
Une nouvelle étude révèle que le manque de sensibilisation et le coût du vaccin auraient une influence négative sur le taux de vaccination
le 21 octobre 2010 @ 08:00
Mississauga (Ontario) - Les jeunes Canadiennes demeurent vulnérables au cancer du col de l’utérus parce qu’elles ignorent les avantages de la vaccination et considèrent son coût prohibitif. C’est du moins ce que révèle un sondage dévoilé aujourd’hui, qui a été réalisé auprès de jeunes femmes et de mères de jeunes femmes.
Manque de sensibilisation
- Soixante-huit pour cent des Canadiennes âgées de 18 à 25 ans n’ont pas été vaccinées contre le cancer du col de l’utérus parce qu’elles n’étaient pas assez informées.
- Soixante-dix-neuf pour cent des Canadiennes âgées de 18 à 25 ans affirment qu’elles choisiraient de recevoir le vaccin s’il était prouvé que celui-ci prévient le cancer.
Coût prohibitif
- Cinquante et un pour cent des Canadiennes âgées de 18 à 25 ans qui ne bénéficient pas d’une assurance pour couvrir le coût du vaccin affirment que le coût est un obstacle important à l’obtention du vaccin.
- Soixante et un pour cent des mères qui ne bénéficient pas d’une assurance pour couvrir le coût du vaccin déclarent aussi que le coût est un obstacle important à la vaccination de leur fille.
Un sondage récent révèle que neuf Canadiennes sur dix âgées de 18 à 25 ans ne sont pas vaccinées contre le cancer du col de l’utérus. Les résultats de ce sondage sont divulgués à la veille de la Semaine nationale de sensibilisation au cancer du col de l’utérus (du 24 au 30 octobre 2010).
« Les jeunes femmes ignorent de toute évidence l’importance de se faire vacciner contre ce cancer », a déclaré la Dre Susie Lau, division de gynécologie oncologie, Hôpital Général Juif de Montréal. « Les médecins qui, comme moi, voient de tels cas chaque jour savent que la vaccination associée à des tests Pap réguliers constitue de puissants outils de prévention du cancer du col de l’utérus qui, nous le savons, peut être mortel. »
« La prévention du cancer du col de l’utérus par l’accès à la vaccination et par l’éducation des jeunes Canadiennes est essentielle. Les obstacles comme le coût doivent être écartés », a déclaré la Dre Deborah Hellyer, présidente de la Fédération des femmes médecins du Canada.
Observations complémentaires
- Quatre-vingt-douze pour cent des Canadiennes de 18 à 25 ans reconnaissent que s’il y avait un moyen de prévenir le cancer, elles s’en prévaudraient.
- Quatre-vingt-quatre pour cent des mères qui ont une fille âgée de 18 à 25 ans voudraient que leur fille reçoive le vaccin s’il était prouvé que celui-ci prévient le cancer.
- Soixante-cinq pour cent des Canadiennes âgées de 18 à 25 ans qui n’ont pas été vaccinées affirment qu’elles n’ont pas de comportements qui pourraient les exposer à ce type de cancer.
Chaque année au Canada, 1 450 femmes, la plupart âgées de moins de 30 ans, reçoivent un diagnostic de cancer du col de l’utérus et 420 meurent en raison des effets dévastateurs de cette maladiei. Autrement dit, en moyenne, une Canadienne est emportée chaque jour par le cancer du col de l’utérus. Le cancer du col de l’utérus est le deuxième cancer le plus fréquent chez les Canadiennes de 20 à 44 ans, après le cancer du seinii.
« La solution contre ce cancer évitable existe et le coût ne devrait pas être un obstacle. La vaccination contre le cancer du col de l’utérus doit être offerte gratuitement à toutes les Canadiennes qui pourraient en bénéficier. Les provinces et les territoires devraient en assumer entièrement le coût et les régimes d’assurance-médicaments doivent être modifiés en conséquence, » affirme le Dr Ahmed Ezzat, président de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada.
« Ce que le sondage démontre, c’est la méconnaissance du rôle du VPH et de la survenue du cancer du col de l’utérus. Le fait que près de 20 % des jeunes femmes ont déjà eu un résultat anormal au test Pap n’a rien d’étonnant, mais met en lumière l’importance d’envisager l’ajout de la vaccination au test Pap. Nous avons la possibilité de réduire encore la fréquence du cancer du col de l’utérus et des résultats anormaux aux tests Pap », commente le Dr James Bentley, chef de la division d’oncologie gynécologique à l’Université de Dalhousie et président sortant de la Société canadienne des colposcopistes.
L’étude révèle également que dans ce groupe d’âge, une femme sur cinq a déjà eu des résultats anormaux au test Pap. Le test Pap constitue une méthode largement utilisée et efficace pour le dépistage précoce des changements cellulaires anormaux du col de l’utérus. À défaut d’être traitées, ces lésions pourraient évoluer vers un cancer du col de l’utérus.
« La vaccination et des tests Pap réguliers réduisent de façon significative le risque de cancer du col utérin. Il est donc vital que nous utilisions les résultats de ce sondage pour éduquer les femmes », déclare la Dre Lau.
La Société de gynéco-oncologie du Canada (GOC), la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC), la Fédération des femmes médecins du Canada (FFMC) et la Société canadienne des colposcopistes (SCC) appuient la réalisation d’une étude de marché visant à évaluer la sensibilisation du public, les perceptions et les attitudes à l’égard de questions importantes liées à la santé des femmes, comme le cancer du col de l’utérus et la vaccination. Les résultats de ce sondage apportent un éclairage utile et il est à espérer qu’ils inciteront les Canadiennes à s’informer davantage, à passer un test Pap et à se faire vacciner.
Le sondage a été réalisé par Léger Marketing du 20 au 29 août 2010 grâce au soutien financier de GlaxoSmithKline Inc. Il a été réalisé en ligne auprès de 1 061 Canadiennes âgées de 18 ans et plus. Plus précisément, 499 participantes étaient de jeunes femmes de 18 à 25 ans et 562 autres étaient des mères ayant une fille dans cette catégorie d’âge.
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i. La Société canadienne du cancer. Statistiques canadiennes sur le cancer 2009. Page 14.
ii. Le cancer chez les jeunes adultes au Canada en 2006, Action Cancer Ontario et Agence de santé publique du Canada.
Profil d'organisation
À propos de la Société de gynéco-oncologie du Canada (GOC)
La Société de gynéco-oncologie du Canada (GOC) représente le seul forum national et point de rassemblement pour tous les spécialistes ayant reçu une formation sur la prise en charge des cancers gynécologiques. La GOC regroupe plus de 200 membres parmi lesquels on compte des gynécologues oncologues, des oncologues, des radio-oncologues, des pathologistes, des infirmières, des scientifiques, des pharmaciens, d’autres professionnels de la santé associés ainsi que des stagiaires et des résidents. Pour obtenir plus d’information, rendez-vous sur www.g-o-c.org.
À propos de la Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC)
La Société des obstétriciens et gynécologues du Canada (SOGC) est l’un des plus anciens organismes nationaux de médecins spécialistes. Fondée en 1944, la mission de la société consiste à promouvoir l’excellence dans la pratique de l’obstétrique-gynécologie et la santé des femmes par le leadership, la défense des droits, la collaboration, la prise de contact et l'éducation. La SOGC représente les obstétriciens/gynécologues, les médecins de famille, les infirmières, les sages-femmes et les professionnels de la santé associés qui œuvrent dans le domaine de la santé sexuelle et génésique. Pour obtenir plus d’information, rendez-vous sur www.sogc.org.
À propos de la Fédération des femmes médecins du Canada (FFMC)
Fondée en 1924, la Fédération des femmes médecins du Canada (FFMC) est un organisme national voué à l’avancement professionnel, social et personnel des femmes médecins ainsi qu’à la promotion du bien-être des femmes au sein de la profession médicale et de la société en général. Pour obtenir plus d’information, rendez-vous sur www.fmwc.ca.
À propos de la Société canadienne des colposcopistes (SCC)
Fondée en 1984, la Société canadienne des colposcopistes regroupe des gynécologues, des gynécologues oncologues et des médecins de famille. La SCC a pour mission de chercher à offrir et de promouvoir les soins de la meilleure qualité possible dans le domaine de la prévention, de l’éducation et de la recherche, du dépistage et du traitement des affections bénignes et précancéreuses du tractus génital inférieur. La SCC souhaite que toutes les femmes au Canada aient un accès équitable à des programmes complets de prévention des cancers gynécologiques. Pour obtenir plus d’information, rendez-vous sur : www.colposcopycanada.org.
À propos de GlaxoSmithKline Inc.
La société GlaxoSmithKline (GSK), un chef de file de la recherche pharmaceutique, s’est dotée d’une mission stimulante et inspirante, soit améliorer la qualité de la vie en permettant aux gens d'être plus actifs, de se sentir mieux et de vivre plus longtemps. Cette mission amène GSK à mettre au point des médicaments, vaccins et produits de soins de santé qui aident des millions de gens. GSK est régulièrement classée parmi les 50 meilleurs employeurs au Canada. La société figure également parmi les 15 entreprises du pays qui investissent le plus dans la recherche et le développement, ayant consacré à ce chapitre plus de 144 millions de dollars en 2009 seulement. Fière d’une tradition de soutien caritatif et communautaire, GSK a été désignée société généreuse par le programme Imagine Canada. Apprenez-en davantage en vous rendant sur www.gsk.ca.


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